Le portage et le transport prennent une journée. L'emballage, lui, peut prendre trois jours — et c'est exactement pour cela qu'il pèse autant dans un devis. Voici comment le faire vous-même correctement, et ce qu'il vaut mieux nous laisser.
C'est le poste le plus long. Emballé par vous dans les jours qui précèdent, il ne coûte que le matériel. Fait par nous le jour même, il occupe une équipe entière pendant des heures.
Presque toute la casse d'un déménagement vient d'un carton mal rempli, pas d'une chute. Un espace vide dans un carton laisse les objets bouger pendant tout le trajet.
Un carton étiqueté va directement dans sa pièce. Un carton anonyme finit dans le salon, et vous passez trois jours à ouvrir des boîtes pour chercher la cafetière.
La plupart des dégâts d'un déménagement ne touchent pas les meubles mais les angles de murs, la rampe et l'encadrement des portes. Cela se protège avant, pas après.
Emballez vous-même tout ce qui est simple : vêtements, livres, linge, jouets, vaisselle courante. Cela représente la majorité des cartons et ne demande aucune technique particulière. Gardez-nous ce qui est encombrant ou vraiment fragile : les grands miroirs, les téléviseurs, la vaisselle de valeur, les tableaux. Vous réduirez le devis de façon réelle, et le résultat sera meilleur qu'un emballage complet fait dans l'urgence du dernier jour.
Le lourd va dans les petits cartons, le léger dans les grands. C'est contre-intuitif et c'est pourtant la règle qui évite le plus de problèmes : un grand carton rempli de livres se déchire par le fond ou blesse le dos de celui qui le porte. Les livres, la vaisselle et les outils vont dans les petits ; les coussins, les couettes et les vêtements dans les grands.
C'est la cause principale de la casse. Un objet qui a de la place bouge pendant tout le trajet et finit par cogner. Comblez avec du papier froissé, des serviettes ou des vêtements — cela remplit deux fonctions à la fois. Le carton doit être plein et se fermer à plat, sans bomber : un couvercle bombé ne supporte pas le carton posé au-dessus dans le camion.
Sur le dessus et sur un côté, écrivez la pièce de destination en gros. C'est cela qui permet à l'équipe de déposer chaque carton au bon endroit sans vous demander. Ajoutez le mot « fragile » quand c'est le cas, et une croix sur les deux ou trois cartons à ouvrir en premier — la bouilloire, les draps, les affaires de toilette.
C'est l'astuce que tout le monde découvre trop tard. Préparez un carton — ou une valise — que vous transportez vous-même : draps, serviettes, savon, brosses à dents, chargeurs, médicaments, bouilloire et quelques verres. Le soir du déménagement, personne n'a l'énergie de chercher les draps dans quarante cartons.
| Objet | La bonne méthode |
|---|---|
| Assiettes | Debout sur la tranche, jamais à plat empilées : une pile d'assiettes couchée se fend au premier choc |
| Verres | Un par un dans du papier, remplis de papier froissé à l'intérieur, debout dans un petit carton |
| Miroirs et cadres | Debout sur la tranche dans le camion, jamais à plat sous une charge, avec les coins protégés |
| Téléviseur | Dans son carton d'origine si vous l'avez gardé, sinon debout et calé, jamais couché écran vers le haut |
| Bouteilles et liquides | Dans un carton séparé, debout, avec un sac plastique par bouteille — une fuite abîme tout le reste |
| Plantes | Transportées à part et en dernier, jamais dans le camion fermé en plein soleil d'été |
Gardez avec vous les papiers d'identité, les bijoux, l'argent, les clés, les médicaments en cours et les appareils que vous utiliserez le soir même. Ce n'est pas une question de confiance : c'est qu'un camion se décharge en désordre, dans la fatigue, et que ce sont exactement les choses qu'on cherche en premier et qu'on retrouve en dernier. Et n'emballez jamais de bouteille de gaz, de bidon d'essence ni de produit inflammable — cela ne voyage pas avec des meubles.
Il se déchire par le fond ou blesse le dos. Le lourd va toujours dans les petits cartons.
Les objets bougent pendant tout le trajet et finissent par cogner. C'est la cause principale de la casse.
Une pile couchée se fend au premier choc. Debout sur la tranche, elles résistent bien mieux.
Le couvercle bombé ne supporte pas le carton posé dessus dans le camion, et toute la pile s'affaisse.
L'équipe ne sait pas où déposer le carton. Écrivez la pièce en gros, sur le dessus et sur un côté.
À plat sous une charge, ils se fendent. Debout sur la tranche et calés, ils voyagent sans problème.
Une seule fuite abîme le contenu de plusieurs cartons. Carton séparé, debout, un sac par bouteille.
C'est la partie la plus lente et celle qui souffre le plus de la précipitation. Deux jours avant, pas la veille.
Le soir venu, personne n'a l'énergie de chercher les draps dans quarante cartons.
Ce sont les choses qu'on cherche en premier et qu'on retrouve en dernier. Gardez-les avec vous.
Cela dépend beaucoup plus de ce que vous possédez que du nombre de pièces, mais un ordre de grandeur aide à commencer : comptez une quinzaine de cartons par pièce de vie, davantage pour la cuisine qui est toujours la pièce la plus dense, et prévoyez quelques cartons de plus que votre estimation. Il vaut mieux en rendre trois que de s'arrêter à vingt-deux heures la veille du déménagement parce qu'il n'en reste plus.
Pour les vêtements, le linge et les jouets, oui sans problème. Pour la vaisselle, les livres et tout ce qui est lourd, méfiez-vous : un carton qui a déjà servi a perdu une partie de sa résistance, et il a souvent pris l'humidité sans que cela se voie. Le fond est l'endroit qui lâche, et il lâche toujours au moment où quelqu'un porte le carton dans un escalier.
Oui, en totalité ou en partie. La formule la plus fréquente et la plus économique est mixte : vous emballez ce qui est simple — vêtements, livres, linge, vaisselle courante — dans les jours qui précèdent, et nous prenons en charge le fragile et l'encombrant le jour même. Vous réduisez le devis de façon réelle et le résultat est meilleur, parce que le fragile est emballé par des gens qui font cela toute l'année.
Trois règles suffisent. Les assiettes se rangent debout sur la tranche et jamais à plat empilées, parce qu'une pile couchée se fend au premier choc. Les verres s'enveloppent un par un et se remplissent de papier froissé à l'intérieur avant d'être posés debout. Et surtout, aucun espace vide ne doit rester dans le carton : comblez avec du papier, des serviettes ou des torchons jusqu'à ce que rien ne bouge quand vous secouez doucement.
Gardez-les avec vous, dans un sac que vous transportez personnellement. Ce n'est pas une question de confiance envers l'équipe : c'est qu'un camion se décharge dans la fatigue et le désordre, et que ce sont précisément les objets qu'on cherche en premier le soir même et qu'on retrouve en dernier. Ajoutez-y les clés, les médicaments en cours et les chargeurs.
Commencez deux à trois semaines avant par ce que vous n'utilisez pas : les livres, les affaires de la saison opposée, la décoration, la cave. Gardez pour les derniers jours la cuisine courante et les vêtements que vous portez. Le fragile s'emballe deux jours avant, jamais la veille au soir — c'est la partie la plus lente et celle qui souffre le plus de la fatigue et de la précipitation.
Dites-nous le nombre de pièces et votre commune, et nous vous livrons les cartons et le matériel quelques jours avant, pour que vous puissiez emballer tranquillement. Précisez aussi ce que vous préférez nous laisser — le fragile, l'encombrant, ou tout.